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Vision partagée Quartier européen


    © ORG Urbanism & Architecture (Valentine Debizet)

    Vision partagée

    Une nouvelle vision partagée

    Premier quartier extra-muros (en dehors du Pentagone) de Bruxelles dès 1837, le Quartier européen est devenu le siège des institutions européennes et le premier pôle d’emploi international de Bruxelles. La Région ambitionne d’y développer un quartier apaisé et diversifié basé sur un nouvel équilibre entre résidentiel, culturel et bureau. Cette nouvelle vision s’inscrit dans la tendance récente de la forte augmentation du télé-travail, les aspirations des habitants et habitantes, des travailleurs et travailleurses ainsi que dans la nécessité de mieux prendre en compte le rôle que les espaces publics et les bâtiments peuvent jouer dans la lutte contre le changement climatique.

    La vision partagée se décline en deux cahiers ; la vision urbaine à l'échelle de tout le quartier qui a vocation à former un cadre et une feuille de route pour le déploiement de plusieurs initiatives qu'elles soient de court, de moyen ou de long terme et les recommandations urbanistiques à l'échelle du projet qui précisent et clarifient la notion de bon aménagement des lieux.

    Les deux cahiers reprennent une structure similaire où sont d’abord abordés les ambitions ou recommandations générales et ensuite les ambitions ou recommandations particulières et spécifiques.

    Ambitions

    Ambitions

    La vision partagée exprime trois ambitions : le renforcement d’une mixité d’usages, le maintien de la densité existante et l’importance d’une cohérence spatiale, avec l’accent sur la végétalisation des grands axes et une diversification des usages au profit des modes actifs.

    Une mixité d’usages

    La volonté de poursuivre une mixité d’usage se traduit par le développement de logements diversifiés et le renforcement du maillage de Noyaux d’Identité Locale, par une offre de services de proximité à destination des habitants et travailleurs. Elles ouvrent également de nouvelles perspectives pour une meilleure contribution des bureaux à une intensité de quartier retrouvée.

    Formes urbaines

    Les ambitions générales fixent un cadre clair sur le plan des formes urbaines, par le maintien de la densité existante ainsi que des structures bâties existantes pour une meilleure valorisation des perspectives historiques et sites patrimoniaux ainsi qu’un bilan carbone minimal.

    L’espace ouvert

    Les ambitions insistent sur la nécessité d’une cohérence spatiale des espaces ouverts (publics et privés). Un accent particulier porte sur la végétalisation des grands axes et des espaces publics locaux ainsi que sur une meilleure prise en compte des services écosystémiques qui peuvent être rendus par le territoire. Sur le plan des usages, ces ambitions visent leur diversification au profit des modes actifs et des fonctions de séjour, notamment par la réduction du stationnement en voirie.

    Ensuite, pour l’espace ouvert privé, une attention particulière est donnée à la déminéralisation et végétalisation des intérieurs d’îlots, la végétalisation des toitures et façades ainsi que sur les fonctions écosystémiques auxquelles on peut avoir recours pour requalifier les espaces ouverts privés.

    Ambitions particulières ou figures structurantes

    Les ambitions sont complétées par 5 figures structurantes. Ces figures sont présentées sous forme de cartes et reprennent les grands enjeux programmatiques et paysagers.

    • La figure résidentielle localise les principaux axes où devra se déployer le logement ainsi que les Noyaux d’Identité Locale ;
    • La figure institutionnelle met en avant l’armature spatiale selon laquelle sont implantées les institutions belges et européennes, et esquisse des pistes d’un maillage plus fin entre ces institutions ;
    • La figure culturelle identifie un parcours ou ‘Museum Mile’ entre les pôles majeurs du Cinquantenaire et du Mont des Arts ainsi que la localisation de jalons tout au long du trajet ;
    • La figure des espaces publics locaux met l’accent sur les principales actions à mener sur ceux-ci pour qu’ils remplissent davantage leurs rôles de cohésion sociale, de renforcement des écosystèmes naturels et de cohérence spatiale ;
    • La figure du grand paysage insiste sur la prise en compte des spécificités paysagères, historiques et patrimoniales de la vallée du Maelbeek et des grands parcs métropolitains.

    Le cahier des recommandations urbanistiques précise ces ambitions telles qu’elles s’appliquent à l’échelle du projet. Il est conçu pour créer un cadre clair et partagé entre acteurs publics et privés sur les pistes envisageables par des projets particuliers.

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